Vipère

Nom latin: Vipera

Grec ancien : Échidna

Autres noms: Wivre, Woutre

Les jeunes de la vipère mangent leur chemin hors du côté de leur mère

La vipère femelle conçoit en prenant la tête du mâle dans sa bouche. Elle lui mord alors la tête et il meurt. Quand les petits sont prêts à naître, la morsure du côté de leur mère, et elle meurt. Attesté par Pline l’Ancien (Natural History, Book 10, 82) et Isadore de Séville (Etymologies, livre 12, 4: 10-11). Divers serpents ophidophages («mangeurs de serpents») soutiennent ce mythe, car ils peuvent être découverts dans l’acte d’avaler un autre serpent aussi gros qu’eux.

La vipère fuira un homme nu mais attaquera celui qui est vêtu.

La vipère est considérée comme une sorte de serpent dangereux à cause de son venin mais aussi parce qu’on croyait au Moyen Âge qu’elle pouvait hypnotiser. La lexie vipère provient du grec « ασπις » qui signifie « bouclier » en référence à l’arrière de sa tête en forme de bouclier. Dans la mythologie grecque, la vipère est associée à deux monstres : Typhon et Échidna. Typhon possède cent têtes de dragons et le bas de son corps est entouré de vipères. Échidna est une créature mi-femme mi-vipère. Dans la Genèse, le serpent symbolise le mal : « Parce que tu as fait cette chose, tu es le maudit entre tous les animaux domestiques et entre toutes les bêtes sauvages des champs » (Gn, 3, 14) et les Père de l’Église ont toujours repris cette association dans leurs écrits. La figure de la vipère est aussi reprise en littérature, par exemple dans le poème « Une vipère réside dans le cœur de ma dame » de Guillaume de Machaut (XIVe siècle) et dans le roman d’Hervé Bazin Vipère au poing (1948).

British Library, Royal MS 2 B. vii, Folio 126v
British Library, Royal MS 2 B. vii, Folio 126v

La vipère mâle insère son museau dans la bouche de la femelle, qui la mord et conçoit ainsi son petit. La vipère, un serpent, est représentée ici comme une bête à quatre pattes.

« La vipère est une espèce de serpent de nature si cruelle que lorsque le mâle s’accouple avec la femelle, il met sa tête dans la gorge de celle-ci ; et lorsqu’elle sent le désir charnel, elle serre les dents et tranche la tête du mâle. Et quand les petits naissent et veulent sortir du corps de leur mère, ils le déchirent et le brisent, s’extirpant de telle manière que leur père et leur mère meurent pour eux. Saint Ambroise dit des vipères qu’elles sont les êtres les plus cruels et sans pitié du monde, remplis de malice. Et sachez que lorsque ce serpent éprouve un désir charnel, il s’en va dans l’eau où la murène vit et il l’appelle d’une voix semblable à une flûte, ce qui la fait accourir immédiatement ; par cette ruse, elle se fait souvent attraper par les pêcheurs, conformément à ce que le conte dit au chapitre des poissons. » (Brunet Latin, Le Livre du trésor).

Dans les temples asiatiques, les vipères de Wagler sont vénérées, nourries et manipulées par les templiers. Ces serpents venimeux mènent ainsi une vie de roi étant logés et nourris sur une base régulière. Dans le livre A Chinese Bestiary, Edited and Translated with Commentary by Richard E. Strassberg

F U – V I P E R (FUCHONG) On le trouve en abondance sur la montagne Gibbon-Wings. Guo Pu a noté qu’il est de couleur rouge avec des aiguilles dépassant de son nez, atteignant un poids de plus de cent jin (133 livres). Il est également connu sous le nom de Snout-Viper.

On la retrouve aussi dans Wizard Bestiary:

Sarajevo Jumping Snake
Sarajevo Jumping Snake

Sarajevo Jumping Snake (ou Postok, «The Jumper») – Un serpent venimeux de Yougoslavie dit être capable de sauter plusieurs fois la longueur de son corps. Sa longueur moyenne est environ 3 pieds, mais il peut devenir beaucoup plus grand. La couleur varie du gris ardoise au brun rougeâtre foncé. Les herpétologues l’ont identifié comme la vipère à cornes nasales (Vipera ammodytes) (illustré). Cependant, ceux-ci ne peuvent pas vraiment sauter, mais ne font qu’une fente lorsqu’ils frappent comme le fait n’importe quelle vipère.

 

 

 

 





Image d’entête:

Kongelige Bibliotek, Gl. kgl. S. 1633 4º, Folio 51v

L’accouplement de deux vipères. La femelle (avec la tête rouge) mord la tête du mâle, tandis que les jeunes mangent leur chemin hors du côté de la femelle.