Tang Lang Pu Chan Huang Chiao Tsai Hou

La Cigale, la Mante et le Moineau

Le roi de l’état de Wu projetait une attaque sur l’état de Ching.
Cependant, il ne réalisait pas qu’il causerait à son propre pays plus de mal que de bien si son plan se réalisait. Tous ses hauts fonctionnaires se rendaient compte du danger. Ils invitèrent le roi à remettre l’attaque jusqu’à un moment plus favorable.

Le roi était résolu et déclara que celui qui le conseillerait contre l’entreprise serait mis à la mort. Prince Yü, le fils du roi, voyait le danger lui-aussi. Mais il savait que son père était dans un tel était qu’il n’hésiterait pas à exécuter son propre fils s’il osait préconiser un retard. Le prince réfléchit profondément et eu une idée. Tôt un matin, avec un arc sur l’épaule, il se rendit au jardin à l’arrière du palais, il marcha dans tous les sens comme s’il cherchait quelque chose. Ses vêtements ont été trempés par la rosée du matin, mais il ignora ce détail et continua à arpenter le jardin dans tous les sens. En fait, il fit celai pendant trois jours. Le roi, qui avait observé le comportement particulier de son fils, ne pouvait plus contenir sa curiosité.

Que cherches-tu donc tous les matins? Est-ce si important que tu ignores l’incomfort des vêtements humides?

Père, dans le haut de l’arbre est une cigale, buvant la douce rosée et chantant. Il se croit en sécurité, ignorant qu’une mante est juste derrière lui. La mante, étirant ses bras, est sur le point de saisir la cigale, mais elle ignore qu’un moineau fond sur lui. Le moineau ignore qu’à ce moment, je le vise avec mon arc. La cigale, la mante et le moineau, voient seulement leur proie, inconscients du danger qui les menace…

Aussitôt que le prince Yü eut dit ces mots, le roi ordonna la démobilisation de ses armées.



Autre version:

Sur un arbre une cigale se régale de rosée tout en chantant, sans s’apercevoir que derrière elle une mante la guette.
La mante, prête à saisir la cigale brandit, telle une paire de ciseaux, ses deux pattes de devant, mais elle n’a pas vu que derrière elle un moineau est à l’affût.
Le moineau bat des ailes et allonge le cou dans l’espoir d’attraper la mante, juste à ce moment-là un gamin prend son arc et vise le moineau.
La cigale, la mante et le moineau ont tous trois eu le grand tort de n’avoir d’yeux que pour leur proie sans se méfier des dangers qui les guettaient par derrière.