La ganipote ou galipote

La ganipote ou galipote est une créature légendaire et maléfique issue du folklore et des légendes des provinces du centre-ouest de la France. On en trouve ainsi mention en Charentes, en Poitou, en Pays Gabaye, en Guyenne et jusqu’en Forez. Le terme masculin « ganipot » est parfois utilisé, mais reste d’emploi beaucoup plus limité. La ganipote s’apparente par certains aspects au loup-garou. Créature malfaisante et protéiforme liée au monde de la sorcellerie, elle hanterait les bois sombres, parcourrait la campagne les nuits sans lune ou rôderait autour des demeures habitées le matin avant le jour, et le soir après le coucher du soleil. 

La GanipoteElle tue ses victimes en leur sautant sur le dos pour les étouffer et prend parfois une apparence inoffensive pour attirer dans son piège les petits enfants. À la fin du XIXe siècle, la presse rapporte encore la présence de la bête dans une forêt de Charente-Maritime. Elle sévit sous différents formes animales, et souvent sous l’apparence d’un loup, après le coucher du soleil. La Ganipote (Poitou) saute sur le dos des passants esseulés pour les étrangler ou les étouffer de tout son poids.

Une créature aux caractéristiques proches, la garache (L’historien vendéen Edmond Bocquier (1881-1948) la décrit ainsi : La garache est soit la victime innocente d’un sorcier, soit une sorcière qui se transforme en ombre blanche pour aller rôder autour des habitations, et jeter des sorts mortels), est typique des légendes poitevines. Dans son dictionnaire du patois saintongeais, paru en 1869, Pierre Jônain décrit la ganipote comme : « La male-bête, l’objet des craintes superstitieuses de toutes nos campagnes. Ce sont, dit-on, des sorciers qui se changent, la nuit, en chien blanc et courent le pays pour faire peur et pour faire mal ». 

 

Au Canada français, il y a une expression : courir la galipote (courir la prétentaine, faire la noce, fréquenter des lieux de réputation équivoque)



Source de la définition: Dictionnaire général de la langue française au Canada, par Louis-Alexandre Bélisle de la Société royale du Canada. 1974