Hydre

L’hydre est un animal qui vit dans le Nil. C’est l’ennemi du crocodile. Lorsqu’il aperçoit un crocodile en train de dormir bouche bée, l’hydre roule d’abord dans la boue pour se rendre glissant, puis pénètre dans la bouche du crocodile et est avalé. Il se nourrit ensuite du ventre du crocodile et le tue.

British Library, Royal MS 2 B. vii, Folio 104r
British Library, Royal MS 2 B. vii, Folio 104r

Il existe une grande confusion dans l’application du nom hydrus et de ses variations aux bêtes. La racine du mot lui-même fait référence à l’eau, ce qui a conduit à l’étiquetage de plusieurs bêtes, principalement des serpents. Isidore de Séville énumère les hydres, un serpent d’eau qui fait gonfler ceux qui sont piqués, dont le remède est la bouse de boeuf. L’hydre était également confondu avec l’hydre de la légende d’Hercule, des textes disant que c’était un dragon d’eau à plusieurs têtes, vivant dans le marais de Lerna, qui pourrait faire pousser de nouvelles têtes; la légende fait en réalité référence à une fontaine qui a jailli de nouveaux points de vente quand on en a bloqué un.

 



L’Hydre était la fille d’Echidna, moitié femme, moitié vipère et de Typhon un monstre lui aussi. Ces deux parents ont aussi engendré le Sphinx, le Cerbère, la Chimère et Ortros le chien de Géryon. Elle vivait près d’un marais où la déesse Héra l’avait elle-même élevée près de la source Amymone.

L’Hydre, serpent de mer, est une des quarante-huit constellations les plus anciennes et créées en Grèce. L’Hydre est le plus souvent associée au monstre à têtes multiples combattu par Hercule. L’épée n’était d’aucune utilité au héros, car pour chaque tête coupée à la bête, il en repoussait deux. Finalement Hercule en vint à bout par le feu.

Hydre de Lerne Animal né de Typhon et d’Echidna ou géant Pallas et de Styx Il était d’une grosseur démesurée et avait neuf têtes parmi lesquelles celle du milieu était immortelle. Pausantas veut qu’il n’ait eu qu’une tête d’autres lui en donnent cinquante et jusqu’à cent. Quoi qu’il en soit l’hydre habitait dans marais près des sources de l’Araymone non loin de Lerne dans le Péloponèse. Tout le pays avait à souffrir de ses ravages, Hercule la chassa de son repaire avec des enflammées et commença à lui écraser nombreuses têtes avec sa massue ou à les couper avec une faux d’or; mais pour chacune qu’il abattait, il en renaissait deux trois. Un cancer (écrevisse) envoyé par Jupiter vint d’ailleurs piquer le héros au talon; mais Hercule l’écrasa, et, avec l’aide d’Iolas et de Minerve, qui brûlèrent les plaies de l’hydre des tisons, parvint à arrêter la croissance continuelle des têtes de l’hydre. Il écrasa ensuite celle qui était immortelle sous un énorme fragment de rocher, et rendit ses flèches mortelles en les trempant dans le cet animal venimeux. Il suffisait, disent les traditions de regarder la trace des pas l’hydre pour tomber mort. Une légende dit cependant qu Hercule et lolas blessés par monstre furent guéris par Apollon.

Dictionnaire mythologique universel: ou, Biographie mythique des dieux et des personnages fabuleux de la Grèce, de l’Italie … etc, Eduard Adolf Jacobi, Thomas Bernard; Firmin Didot frères, 1854

D’après une autre légende de la mythologie grecque, le dieu Apollon envoya son serviteur le Corbeau, muni d’une Coupe, pour recueillir l’eau de la vie. A la source, le Corbeau trouva un figuier et attendit que les figues mûrissent; alors seulement l’oiseau gourmand accomplit ce qu’on lui avait ordonné. Pour expliquer son retard, il ramena un serpent de mer, l’Hydre, qui l’aurait empêché de prendre l’eau. Apollon devina son mensonge et envoya le Corbeau, la Coupe et l’Hydre dans le ciel.