Civilisation Hourrite

Des noms de personnes et de lieux écrits en langue hurrienne ont été trouvés dans des archives mésopotamiennes datant du troisième millénaire avant notre ère. Les origines des Hourrites sont mal connues. Les sources les plus anciennes sur l’existence des Hourrites remontent au XXIVe siècle, avec des textes de l’origine de la ville d’Ebla (Au Sud d’Alep), qui les mentionnent pour la première fois. Ils sont aussi mentionnés dans des textes retrouvés à Ougarit et dans les archives Hittites d’Hattousa (Bogâzköy aujourd’hui). Il semble qu’il s’agisse d’un peuple originaire des régions situées au sud du Caucase. Ils apparaissent dans l’histoire dans les sources d’Ebla au XXIVe siècle av. J.-C., lorsqu’ils migrent vers le sud, dans les montagnes situées au nord de la Mésopotamie, au Kurdistan et dans le Zagros, où ils forment de petits royaumes. Ils constituent de farouches adversaires pour les souverains d’Akkad, et ceux de la troisième dynastie d’Ur.

Tablette en bronze en langue Hourrite
Tablette en bronze en langue Hourrite
du Roi Tish-atal – Urkesh –
Musée du Louvre

Malheureusement, il existe très peu d’artefacts de leur civilisation; la plupart de ce que nous savons à leur sujet provient des écrits d’autres cultures, y compris les Hittites, les Sumériens et les Égyptiens. L’une de leurs plus grandes villes est connue sous le nom d’Urkesh et est située dans le nord-est de la Syrie. Urkesh est également l’endroit où le premier texte connu en hurrien, une tablette de pierre et une statue connue sous le nom de lion du Louvre, a été trouvé. Longtemps considérés comme principalement nomades, les chercheurs pensent maintenant que les Hurriens ont peut-être eu un impact beaucoup plus important qu’on ne le pensait auparavant, principalement en raison de la différence entre leur langue et les autres langues sémitiques et indo-européennes. Cependant, à la fin du deuxième millénaire avant notre ère, presque toutes les traces ethniques des Hurriens avaient disparu, avec seulement leur influence sur les Hittites laissée pour compte.

 

Char Hourrite du Mitanni

Les sources les plus anciennes sur l’existence des Hourrites remontent au XXIVe siècle, avec des textes de l’origine de la ville d’Ebla (Au Sud d’Alep), qui les mentionnent pour la première fois. Puis dans ceux de Nuzi (ou Nuzu, aujourd’hui le site de Yorgan Tepe), ville faisant partie du royaume d’Arrapha qui était soumis au Mitanni, qui nous servent aujourd’hui pour la compréhension de la société et de l’économie Hourrite. Ils sont aussi mentionnés dans des textes retrouvés à Ougarit et dans les archives Hittites d’Hattousa (Bogâzköy aujourd’hui). On en trouve également une trace dans les annales de Mari qui mentionnent des souverains de cités-États dans le Nord de la Mésopotamie ayant à la fois des noms Hourrites et Amorrites, sans doute lorsqu’ils migrèrent vers le Sud et qu’ils formèrent des petits royaumes en Syrie, dans la vallée du fleuve Khābūr (ou Habur, l’actuelle Haut Djézireh) et dans Nord de la Mésopotamie. On retrouve ensuite des Hourrites plus au Sud, en Babylonie et à l’Est dans les régions bordant le Nord de l’Élam.

Hymne à Nikkal
Hymne à Nikkal

Un hymne à la femme d’un dieu Cette chanson est un hymne à Nikkal, la femme du dieu de la lune Yarikh, et est accompagnée d’un texte. Il s’agit de la complainte d’une femme qui n’arrive pas à avoir d’enfants. “La déesse laisse les couples mariés avoir des enfants, peut-on y lire. Elle les laisse naitre des pères. Mais le fils unique va crier “elle n’a pas porté le moindre enfant”. Pourquoi n’ai-je pas, en vraie épouse, porté d’enfants pour toi ?”

 

Le Dieu Sharruma
Le Dieu Sharruma

Le Dieu principal du panthéon fut Teshub (ou Teššup). Il était le Dieu de l’Orage, de la guerre et des phénomènes climatiques comme, le vent, la foudre, le tonnerre, qui sont ses armes.

La Déesse Hebat fut la Déesse du Soleil. Hebat était d’origine Syrienne. Les autres divinités Hourrites importantes étaient : Astabis, le Dieu de la Guerre. Il était identifié à Zababa (ou Zamama) chez les Hittites, à Ninourta (ou Ninurta) chez les Akkadiens. Dans le Sud de la Mésopotamie, Zababa était le Dieu tutélaire de la ville de Kish ; Hesui le Dieu de la chasse (et également de la guerre), identifié aussi au Dieu Zababa des Mésopotamiens ; Ishara la Déesse de l’écriture et des serments.