Québec, contes et légendes

Québec, contes et légendes

On retrouve plusieurs contes et légendes au Québec:

Le Garou du Québec

Le Québec compte plusieurs histoires de garou. Il suffit d’interroger nos aïeuls pour s’en rendre compte. On retrouve certains récits sous la plume de Pamphile Le May (1837-1918), Fables canadiennes (1882), Fables (1891), Contes vrais (1899), mais également dans plusieurs de nos légendes un peu partout dans la province. Si l’on se fie aux recoupements, le lycanthrope québécois prendrait la forme d’un gros chien noir, haut sur pattes et… inoffensif ! Il chercherait à entrer en contact avec les hommes en qui il a confiance (afin d’être délivré du sortilège) plutôt que de les attaquer sauvagement. Rassurant, non ?

La bête à grand’queue

Présente chez Honoré Beaugrand mais aussi chez les Sioux, la hère (ou bête à grand’queue) hantait à l’époque les camps de bûcherons du Québec. On dit que la bête reconnaissable par sa longue queue fournie de deux mètres, ne se manifeste qu’une fois tous les 50 ans, lors des nuits noires, et qu’elle serait responsable encore aujourd’hui, de plusieurs disparitions inexpliquées de campeurs.

La croix maudite de Causapscal

On trouve, tout près de Causapscal en Gaspésie, une croix plantée dans le sol qui servait autrefois de lieu de culte pour certains habitants de la région réduits à invoquer les forces du mal pour obtenir une vie plus douce. Plusieurs habitants de la vallée de la Matapéda auraient pratiqué ce rituel, ce qui conférerait à cette croix, encore aujourd’hui, le pouvoir d’attirer le malheur sur quiconque la touche…

La Corriveau

Tout le monde ou presque connaît l’histoire de Marie-Josephte Corriveau, emprisonnée en 1763 pour le meurtre de son septième mari. Mais les versions diffèrent selon les historiens ou les conteurs. Ainsi, certains historiens prétendent qu’après avoir été exhibée sur la place publique dans une cage en fer, la dépouille de la condamnée à la pendaison aurait mystérieusement disparu exactement sept jours plus tard (un jour pour chacun de ses époux). Selon certains témoins, il semble que son spectre hante encore la rue Wolfe, dans le Vieux-Lévis. Il est alors conseillé aux hommes célibataires de fuir en courant.


La destruction d’ Hochelaga

Pour expliquer la disparition des fondateurs d’ Hochelaga, plusieurs légendes racontent qu’une guerre fratricide éclata après le départ de Jacques Cartier et une tradition iroquoise résout le problème ainsi:

 

Si l’on peut en croire l’historien des Wyandotts, M. Peter Dooyentate Clarke, un descendant de cette tribu, les Sénécas et les Hurons vécurent en paix, côte à côte, à Hochelaga, jusqu’à ce que dans un moment fatal, un rigide chef sénécas refusa à son fils l’autorisation d’épouser une certaine fille. Celle-ci, indignée, renvoya tous ses prétendants et jura de marier le brave qui tuerait le chef qui l’avait offensée. Un jeune Huron accomplit la tâche et conquit la demoiselle, mais les Sénécas prirent fait et cause pour leur chef et attaquèrent les Hurons qui plièrent et s’enfuirent vers l’ouest.


La sirène du lac Supérieur

Les sauvages, comme la plupart des voyageurs croyaient que le lac Supérieur était dominé par une Sirène qui avait sa demeure dans les environs de l’île Paté et il circulait toutes sortes de racontars sur cet être fabuleux.

Son existence ayant un jour été mise en doute, un fameux traiteur de l’Ouest, Venance Saint-Germain, déclara sous serment qu’au mois de mai 1782, en compagnie de trois nautonniers et d’une sauvagesse, il vit très bien la sirène, qu’il voulut la saluer d’un coup de fusil. Mais la Sauvagesse l’en empêcha et lui prédit que cette divinité des eaux et des lacs le punirait de son audace. Peu de temps, une tempête terrible éclata qui dura trois jours.


Le Dragon de feu

Un roi était dans le deuil, car une de ses filles devait être dévorée le lendemain par le Dragon de feu. Rien ne pouvait empêcher ce malheur, le roi ayant déjà, sans succès, envoyé plusieurs armées pour détruire le féroce dragon. Petit Jean qui était au service du roi se chargea de la chose. Ayant eu l’occasion d’obliger un bon géant il en avait reçu divers dons, entre autres une jument merveilleuse. Il se rend donc au château de la princesse et quand le dragon arrive tout en feu, Petit Jean rassure la princesse qui défaille et il commande sa jument:

Bois la moitié de la mer et éteint le dragon de feu.

Ce fut fait et le dragon demanda quartier.

Après d’autres aventures, plus extraordinaires les unes que les autres, dont Petit Jean sortit avec bonheur, le roi offrit la main de sa fille à Petit Jean et lui donna même son royaume.