Origines et histoire du français

Origines du français

Courte histoire de la langue française.

Il y a environ 2 000 ans, il y avait un pays appelé la Gaule. Elle était divisé en quatre parties habitées par:

Origines du français
Origines du français

les Aquitains
entre la Garonne et les Pyrénées
les Celtes
entre la Seine et la Garonne
les Belges
de la Seine à l’Escaut
le reste
était une province romaine

 

 

 

 

Ces peuples parlaient des langues différentes qui furent recouvertes par le latin, la langue des conquérants. Après l’invasion des Germains et la chute de Rome, on assiste alors à un recul et à une libération du latin parlé. Le partage de la Gaule entre les chefs de guerre germaniques, la disparition de l’activité urbaine favorisent le développement d’un latin populaire local, la langue dite vulgaire.

La lingua latina devient celle des érudits; tous les autres parlent ce qu’on nommait la rustica lingua romana (cette expression apparaît dans une recommandation du concile de Tours, en 813, qui prescrit de prêcher en cette langue plutôt qu’en latin classique). De lingua romana on a fait langue romane ou roman.

La rédaction en 842, des Serments de Strasbourg en langue romane (pour Charles le Chauve) et en langue germanique (pour Louis le Germanique) consacre ces deux parlers au titre de langues officielles. La Séquence de sainte Eulalie (881), fait du roman une langue littéraire.

Le roman n’est pas le même partout. En France, il existait deux groupes de langues romanes: les langues d’oïl et les langues d’oc (oc et oïl sont les deux formes de oui dans ces langues). La division linguistique suivait une ligne allant, grossièrement, de la Charente aux Alpes. Au nord: les langues d’oïl, au sud: les langues d’oc.

À l’intérieur de ces deux groupes, il existe une variété de dialectes. Par exemple, la langue d’oïl comprend les dialectes de l’Est (bourguignon), ceux du Nord-Est (picard), les dialectes de l’Ouest (normand), ceux du Centre Nord (poitevin) et les dialectes de l’Île-de-France, parlés aussi en Champagne, en Brie, dans l’Orléanais, dans le Bas-Maine et dans le Perche.

La langue d’oc reçut un coup mortel par la défaite des Albigeois qui assura le triomphe du Nord. On cessa de l’écrire, mais non de la parler. Elle forme aujourd’hui les patois limousins, provençaux, languedociens et gascons.

Mais dans le Sud-Ouest de la France ce n’était pas le cas, beaucoup de documents officiels étaient écrits en Gascon pendant le Moyen Age et XVIe voir XVIIe. On commença à écrire le Basque au XVIe.
Information fournie par Martin Bachoc Martin.Bachoc@wanadoo.fr

La langue d’oïl était caractérise par ses finales plus sourdes, sa tonalité moins éclatante, ses nasales. Elle garda un grand nombre d’éléments germaniques. Ce sont les termes de guerre, de dignités: échevin, étape, flèche, guerre, haubert, maréchal, marquis; ainsi que des noms d’animaux, d’ustensiles, de vêtements, etc.

À partir du XIIe siècle, le dialecte de l’Île-de-France, le français, prend le pas sur les autres dialectes d’oïl puis, après que les rois de France eurent étendu leur autorité aux provinces du Sud, sur les dialectes d’oc. Au XVe siècle, la langue française est devenue la langue commune, à toute la France.

Le roman est une langue intermédiaire entre le latin et l’ancien français:

par sa phonétique: (modification des sons du latin, notation de sons nouveaux inconnus du latin
par sa morphologie: dégradation de la déclinaison (six cas en latin), qui ne comprend plus que le cas du sujet (ancien nominatif) et le cas régime (ancien accusatif)
par sa syntaxe: à la construction libre du latin succède une construction à tendance linéaire qui aboutira à l’ordre traditionnel: sujet, verbe, complément.