Le loup et l’agneau

Le loup et l'agneau

Le loup et l’agneau

 

Le loup et l’agneau

Un loup vit un agneau qui buvait à un cours d’eau, et prétendit se couvrir d’un motif raisonnable pour le dévorer. Aussi, bien qu’il se tint lui-même en amont, l’accusa-t-il de troubler l’eau et de l’empêcher de boire. L’agneau répondit qu’il ne buvait que du bout des lèvres, et que d’ailleurs, il lui était impossible, en aval, de rien faire à l’eau qui coulait au-dessus de lui.

Débouté sur ce point :

« Oui, dit le loup ; l’an passé, tu as insulté mon père.

—Moi je n’étais pas encore né.

—Bon ! reprit le loup : tu peux avoir toutes sortes de bonnes raisons ; moi, cela ne m’empêchera pas de te manger. »

 

On le voit : auprès de qui est résolu à l’injustice, les plus justes raisons sont sans force.

En fait, cette fable illustre bien que la fin justifie les moyens. Comme le disait La Fontaine dans sa fable du même titre: « La raison du plus fort est toujours la meilleure ». Nul n’est besoin de prétexter une quelconque raison pour assouvir soit son appétit, soit sa soif de puissance. Ça vous rappelle pas l’Iraq ?

La raison  du plus fort ne représente pas la logique du plus brillant mais les motifs ultimes du puissant qui ne sont pas littéralement les meilleurs mais qui triomphent de tout.

Tiré de la fiche écrite par Solène sur le site Bac du français 2016




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