Gaule celtique

Le gaulois: langue celtique continentale

 

Tablette du Larzac, avec inscription en langue gauloise.
Tablette du Larzac, avec inscription en langue gauloise. Tablette de l’Hospitalet-du-Larzac conservée au Musée de Millau (Aveyron).

Le gaulois

Les langues celtiques: le gaulois

Le gaulois est une langue qu’on parlait en Gaule (territoire correspondant un peu près à l’actuelle France). Elle était parlée par les Gaulois, qui faisaient partie pour la plupart des peuples Celtes. C’est une langue qui est en petite partie à l’origine du français.

C’est le seul représentant du celtique continental ancien. Il a disparu, dominé par le latin, au début de l’ère chrétienne.

Calendrier de Coligny
Calendrier de Coligny

Le calendrier de Coligny est sans aucun doute l’un des plus extraordinaires textes rédigés en gaulois. Il a été mis au jour au lieu-dit Verpoix, sur la commune de Coligny (Ain) au cours du mois de novembre 1897, aux côtés des fragments d’une statue en bronze du dieu Mars. Ce texte, le plus long rédigé en gaulois connu à ce jour, est un calendrier luni-solaire. Il a été gravé sur une plaque de bronze dont les dimensions originelles étaient 1,50 m sur 0,90 m. La plaque était fortement fragmentaire, 149 débris sont connus, parmi lesquels, pas moins de 120 portent des traces d’inscriptions. Le texte est organisé en 16 colonnes et devait compter à l’origine 2200 lignes. Il n’en reste pas moins que seulement près de 50 % de ce document a été découvert. A celà s’ajoute le fait que les termes employés sont fortement abrégés, parfois même réduits à leur seule première lettre. Ces derniers points expliquent les nombreux doutes qui existent quant au sens de certains termes et au fonctionnement global de l’objet.

Cette inscription en langue gauloise a été découverte à Alise
Cette inscription en langue gauloise a été découverte à Alise

« Martialis, fils de Dannotalos, a offert à Ucuetis ce bâtiment, et cela avec les forgerons qui honorent Ucuetis à Alésia »

MARTIALIS. DANNOTALI
IEVRV . VCVETE . SOSIN
CELICNON ETIC
GOBEDBI . DVGIIONTIIO
VCVETIN
IN ALISIIA

L’inscription a été découverte en 1839. Elle est datée du premier siècle ap. JC. La traduction définitive de l’inscription a été adoptée en 1979 seulement. Il s’agit en réalité de la plus longue inscription en langue gauloise découverte.

Après l’invasion de la Gaule par les romains, le gaulois disparait peu à peu jusqu’à s’éteindre au Ve siècle. Il donnera certains mots au latin de Gaule puis au français.

Il est connu par les divers noms propres (de lieux, de fleuves, de personnes, etc.) qui ont subsisté sous leur forme latinisée; on reconnaît la racine gauloise par comparaison avec les langues celtiques non-éteintes. Exemples:

Avallon vient de Aballo (aval = pomme en breton)
Bayeux vient de Bodiocasses (budd – victoire en gallois)
Chambord vient de Camboritum (cam = courbe, rhyd = gué en gallois)

On retrouve, de même, la racine Lug (Lugdunum = forteresse de Lug) dans Lyon, Laon, Leyde, Liegnitz (ville de Silésie).

On ignore, évidemment, tout de la langue gauloise, mais on peut signaler un caractère phonétique typique des langues celtes: la disparition du son p dans les mots indo-européens qui contenaient cette consonne.

Ainsi, alors que la racine PLT se retrouve intacte dans le grec platanos ou dans le latin planta, elle apparaît, en gaulois, dépourvue de p: litano (= large); on a de même leathan en irlandais, llydan en gallois, ledan en breton, au lieu de pleathan, plydan, pledan.

Plus de 300 mots français viennent du gaulois:

  • alouette (alauda),
  • braie (braca),
  • ambassade (radical gaulois ambact-),
  • landes (landa),
  • lieue (leuga),
  • arpent (arpennis),
  • soc (soccum),
  • vassal (vassos).

Voir:

Le gaulois

Universalis





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