Korrigan, un lutin breton

Korrigan et autres

Le Korrigan est issu du folklore breton, une sorte de gnome ou lutin farfelu. Le mot korrigan signifie « petit nain », du breton korr = nain, suivi du diminutif ig et du suffixe an, avec le pluriel breton ed = Korriganed. On les appelle aussi Poulpikets, Kornandons ou Ozégans. Bienveillant ou malveillant selon les cas, il peut faire preuve d’une extrême générosité, mais est capable d’horribles vengeances.

« Korrigan » (du breton korr, nain, suivi du diminutif ig et du suffixe an, pluriel breton : korriganed) signifie « petit nain » avec un suffixe hypocoristique très fréquent dans les noms de personnes. Au féminin, on trouve parfois une forme féminisée à la manière française, « korrigane », qui peut désigner une fée malfaisante. Les préfixes corr (littérature galloise) et cor (ancien cornique) désignent tous deux un nain. Bien qu’il soit connu comme « le lutin de Bretagne », le korrigan renvoie étymologiquement au nain (korr) et non au lutin.

A l’origine on retrouve ces créatures dans l’antique Armorique peuplée aussi par les Bugales an Noz, (les enfants de la nuit) les fées, les sirènes et autres géants.

Korrigan

Korrigan

Les korrigans font aussi partie du petit peuple, ce sont des esprits prenant l’apparence de nains dans la tradition celtique, et en particulier bretonne. Leur apparence est variée, ils peuvent être dotés d’une magnifique chevelure et d’yeux rouges lumineux, à l’aide desquels ils sont censés ensorceler les mortels ou être décrits comme étant petits, noirs et velus, coiffés de chapeaux plats avec des rubans de velours, les filles étant coiffées de bonnets violets. Pierre Dubois les décrit comme des nains cornus hauts d’une à deux coudées, aux pieds de boucs, aux sabots de fer et aux griffes de chat.

Dans son oeuvre précurseur de 1911, “The Fairy-Faith in Celtic Countries”, W.Y.  Evans-Wentz, décrit les origines du mythe:

“In lower Brittany, which is the genuinely Celtic part of Amorica (Breton Peninsula) instead of finding a widespread folk-belief in fairies of the kind existing in Wales, Ireland and Scotland we find a widespread belief in the existence of the dead, and to a less extent in that of the Korrigan tribes. It is the Korrigan race, more than fairies, (which) forms a large part of the invisible inhabitants of Brittany”.

Dans son livre The Encyclopedia of Celtic Mythology and Folklore, Patricia Monaghan les décrit ainsi:

“Korrigans were small fairies, less than two feet tall, and had translucent wasp like wings. Lovely woodland grottoes with running streams were especially attractive to Korrigans, who made their homes in such places. If contacted there, they could sometimes tell the future. Seeking them out could bring danger; however, for Korrigans like other fairies were immoral and might as readily steal a person or child as tell a fortune.  Some Breton legends speak of Korrigans as doomed human souls, unhappily trapped through tragic death to wander the earth.”

 

La demeure dite en pierre levée ou menhir

La demeure dite en pierre levée ou menhir

Les contes les situent le plus souvent dans des grottes, les tumuli ou encore dans des dolmens. La pierre levée doit être considérée comme un porche ou un hall d’entrée car l’habitat est établi en dessous ; creusé dans la roche ou à même la terre.

Mais ils hantent également les sources, les fontaines ou les landes du pays breton.

Les korrigans, jusqu’au début de notre ère ont toujours vécu en bonne intelligence avec le peuple humain qui les respectait mais aussi les craignait. Considéré comme les génies du terroir, ils protégeaient la nature comme tout

La propagation du christianisme un peu partout sur la telle bouleversa le bel équilibre des Korrigans et par la même de toutes les créatures mystérieuses. Le petit peuple recula vers les terres éloignées afin de se cacher.

Les Korrigans ont été discrédités et chassés de la terre sacrée sur laquelle ils avaient toujours vécu. Un grand nombre de Korrigans ont disparu dans la profondeur de la terre, où ils continuent à vivre de nos jours. Quelques uns se sont réfugiés dans les confins, ils ont été suivis par quelques fidèles.

Enfin, l’invasion des évangélisateurs sur leur terre les ayant amené à « fuir » à induit les Korrigans à devenir maussades, espiègles et même souvent cruels n’ayant de cesse à faire payer aux hommes l’exclusion qui leur ont fait subir.

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Un: 1 commentaire pour “Korrigan, un lutin breton

  1. Sylvie
    18 février 2015 à 14 02 19 02192

    Avec toutes les informations données on arrive à croire à ces petits lutins. S’ils protégeaient la nature, il en faudrait beaucoup plus aujourd’hui! 🙂

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