Edward BACH

Aujourd’hui, beaucoup de personnes ont au moins entendu parler des “fleurs de Bach”, voire elles ont pu essayer avec succès son remède d’urgence, le fameux “rescue remedy”. De nos jours, les fleurs de Bach sont souvent considérées, dans une association d’idée avec le mouvement New Âge, comme des outils pour surmonter des difficultés émotionnelles, des conflits intérieurs, dans une manière subtile de travailler sur soi, en favorisant le ressenti, l’intuition, la méditation. Ce n’est bien sûr pas faux, mais ce serait néanmoins oublier l’essentiel du travail du Dr Bach qui était de traiter des personnes vraiment malades pour les aider à retrouver la santé. Il lui tenait à cœur d’aider l’humanité en proie à de multiples souffrances par une méthode simple et sans effets secondaires. Cet idéal, cette quête, accompagna toute sa vie. Et ce n’est pas sans tâtonnements, ni sans difficultés qu’il pu le concrétiser, nous laissant avec ses 38 remèdes floraux la base, la fondation de la thérapie florale, méthode dont les prolongements ne font que commencer.

Edward Bach
Edward Bach

Edward BACH 1886 – 1936

Il est impossible de parler des fleurs de Bach sans s’intéresser au parcours de son découvreur, le Dr Edward Bach et à la démarche qui a soutendue toute sa vie. Le Dr Bach est né en 1886 dans un village près de Birmingham. Il est l’aîné de deux garçon et d’une fille. C’est un enfant sensible, de santé fragile, mais en même temps d’une grande ténacité et prêt à toutes les espiègleries. Son amour de la nature apparaît très tôt. Il est heureux parmi les oiseaux, les arbres et les fleurs. Il veut devenir médecin, mais les études coûtent cher et il se refuse à demander à ses parents de supporter cette dépense. Ainsi, il travaille d’abord pendant trois dans l’entreprise familiale de fonderie de laiton. Sa générosité et son manque de sens du commerce lui permettent certes de remplir son carnet de commandes mais à des prix impossibles à tenir. Près des ouvriers, il remarque leur peur de la maladie qui signifie à l’époque la perte de l’emploi, mais aussi des soins médicaux coûteux. Il se rend compte également du peu qui est fait en dehors du soulagement de leurs symptômes. Il est déjà convaincu qu’il devrait y avoir une méthode simple de guérison, même pour les maladies dites incurables. Pendant un temps, il lui semble que cette méthode est plus du ressort de la prêtrise que de la médecine, le Christ n’est-il un grand guérisseur, du corps de l’esprit et de l’âme. Il décide néanmoins d’étudier les méthodes de traitement existantes et son père accueille avec joie cette décision. Sans attendre plus longtemps il s’inscrit à 20 ans à l’Université de Birmingham. Edward Bach obtient son diplôme en 1912. Du jour où il entre au Centre Hospitalier Universitaire, jusqu’en 1930, il quittera rarement Londres, consacrant tous ses efforts et son enthousiasme à trouver ce mode de guérison. Il n’aime pas beaucoup la ville et on raconte même qu’il évite d’aller dans les parcs de peur que l’appel de la nature soit trop fort.

Bach Center
Bach Center

Il passe peu de temps avec les livres, préférant l’observation au savoir théorique. Pour lui, la véritable étude réside dans l’étude de chaque malade. Il remarque la grande différence dans la manière dont chacun est atteint par son mal, et comment les réactions du malade affectent en fait le cours, la gravité, la durée de la maladie. Ses observation lui montrent aussi que le même traitement ne produit pas les mêmes effets. Un traitement pour une maladie donnée peut avoir un résultat dans un certains nombres de cas et dans d’autres n’en produire aucun, sans qu’il n’en saisisse la raison. Peu à peu, il entrevoit l’influence du caractère ou du tempérament. Il s’aperçoit que certains remèdes fonctionnent avec des personnes de tempérament similaires, tandis que ces mêmes remèdes sur de mêmes symptômes ne produisent aucun effet avec des personnes d’un autre tempérament. Aujourd’hui, nous parlerions de l’influence du psychologique sur le somatique.

L’observation, l’expérience pratique et une approche sensible sont au cœur de la démarche du Dr.Bach, elles l’accompagneront toute sa vie. On rapporte qu’à l’obtention de son diplôme de médecine, il aurait dit “il me faudra cinq ans pour oublier ce que j’ai appris”. Non qu’il ait eu du mépris pour les connaissances acquises, mais il était conscient de leurs limites et surtout de la barrière qu’elles créaient, même à son insu, dans le contact avec la personne malade. En effet pour le Dr. Bach, il ne s’agissait pas seulement de guérir une maladie, c’est à dire un ensemble de symptômes, mais de prendre en compte la personne en entier.

Bach Center Room
Bach Center Room

En 1913, après un problème de santé, il achète un cabinet à Harley street qui est la rue de Londres où l’on trouve les praticiens les plus réputés. Il est très occupé, mais malgré l’augmentation de sa clientèle, il n’est pas satisfait des résultats obtenus par les méthodes classiques de traitement. Il lui semble que l’échec est dû au moins en partie au fait que les médecins ont peu l’occasion d’observer les malades, qu’il sont trop occupés par l’état physique de leur patient pour tenir compte de l’aspect humain, en oubliant ainsi que personne n’est identique. C’est ainsi qu’il est amené à s’intéresser à d’autres branches médicales comme l’immunologie. Il espère trouver dans la bactériologie les réponses aux questions qu’ils se pose, notamment en rapport avec les maladies chroniques rebelles. Il découvre ainsi que certains germes intestinaux, qui jusqu’alors étaient considérés comme de peu d’importance étaient en fait étroitement liés à la maladie chronique et à sa guérison. Ces germes sont présents dans les intestins de tous les patients atteints de maladie chronique, mais aussi chez les sujets sains ; toutefois dans le premier cas ils se trouvent dans des proportions bien plus importantes. Dès lors il étudie ces germes. Il est convaincu qu’un vaccin mis au point à partir de ces germes et injecté dans la circulation sanguine aurait pour effet de débarrasser l’organisme des toxines provoquant la maladie chronique. Et les résultats qu’il obtient ainsi dépassent ses espérances. À cette époque sa santé n’est pas très bonne et à son grand regret il est réformé lorsque la guerre de 1914-1918 éclate. Cependant, il est responsable de 400 lits militaires et poursuit son travail de recherche. Il ne s’octroie aucun répit. En juin 1917, il fait une grave hémorragie et tombe dans le coma. Il est opéré en urgence avant d’avoir repris connaissance. Un cancer… dans un stade si avancé qu’on lui donne tout au plus trois mois à vivre… Il lui reste trois mois à vivre et sa tâche est à peine entamée ! Il traverse un moment très difficile. Peu à peu, il se fait à cette idée, mais il décide qu’il emploiera au mieux les semaines qui lui restent. Il reprend ses recherches au laboratoire. Lorsque les trois mois sont écoulés, il réalise qu’il se sent en meilleure santé qu’il ne l’a été depuis longtemps. Cela l’incite à réfléchir aux raisons de son merveilleux rétablissement. Il parvient à cette conclusion, un intérêt absorbant, un grand amour, un but précis dans la vie et un facteur déterminant pour le bonheur humain sur terre et que c’est le vrai stimulant qui lui a permis de surmonter ses difficultés tout en l’aidant à retrouver la santé.

En 1919, on lui impose de renoncer à toute activité extérieure au travail de l’Hôpital. Il démissionne sur le champ. Le poste de bactériologiste de l’Hôpital Homéopathique de Londres est vacant. Il l’obtient à sa demande. C’est alors qu’on lui donne à lire l’Organon, l’ouvrage d’Hahnemann, le fondateur de l’homéopathie. C’est le doute à ‘esprit qu’il en commence la lecture, mais dès la première page il change d’avis et dévore l’ouvrage dans la nuit. Plus il avance dans sa lecture plus il rencontre une ressemblance entre ses découvertes et celles d’Hahnemann. Presque un siècle avant lui, Hahnemann par d’autres voies avait fait le rapport entre l’intoxication intestinale et la maladie chronique. Il est très impressionné par le génie et la générosité de cet homme qui a fait ces découvertes sans appareils scientifiques et a été assez courageux pour offrir au monde ses connaissances, sans contrepartie. Un autre que lui avait découvert que chaque cas de maladie demandait un traitement personnalisé. Ce principe de traiter le malade et non la maladie deviendra le fondement du nouveau système de médecine florale. Il est impressionné aussi car Hahnemann n’emploie pas de germes mais des remèdes choisis dans la Nature : les plantes, les mousses. Et quand il emploie des substances toxiques ou des métaux c’est en de très faibles quantités.

Bach ne souhaite pas modifier ou minimiser l’œuvre d’Hahnemann, mais il sait que les temps, les conditions de vie, changeant, les pathologies évoluent et demandent donc qu’évoluent aussi les méthodes de traitement.

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