Charles Perrault

Charles Perrault, sa vie, ses contes

Charles Perrault
Charles Perrault

 

Charles Perrault, naît à Paris le 12 janvier 1628 d’un père avocat au parlement de Paris. Il est le dernier d’une famille de sept enfants dont quatre frères aînés. Il entre au collège de Beauvais et mène de brillantes études. Sa famille était très bien vue sous le règne de Louis XIV.Licencié en droit, il devient avocat au barreau de Paris en 1651. Il suivra une double carrière, littéraire et politique.

Charles Perrault se fait remarquer par des poésies galantes et des écrits précieux. Vers 1660, il écrit des poèmes intitulés Le Miroir ou la métamorphose dOrante et La Chambre de Justice damour. En 1653, il publie sa première oeuvre, un poème burlesque, Les Murs de Troie ou LOrigine du burlesque qui attaque avec verve lAntiquité.

De 1654 à 1664, il devient commis dans ladministration de la Recette Générale des finances, dirigée par son frère aîné Pierre. Lannée suivante, Charles Perrault occupe le poste de contrôleur général de la surintendance des bâtiments du roi, il est également membre et secrétaire de la Commission des inscriptions publiques (future Académie des inscriptions et belles-lettres).

C’est en 1671 qu’il est élu à l’Académie française. Grand écrivain français, connu pour être à l’origine de la querelle des Anciens et des Modernes. En 1683, à la mort de Colbert, son remplaçant, Louvois lui retire charges et pensions, l’exclut de la Petite Académie. L’hostilité de Racine et de Boileau, entraîne sa disgrâce. Charles Perrault se retrouve en « retraite forcée » très tôt, il s’adonne à la littérature, dans les genres et les styles les plus variés.

Auteur de textes religieux, chef de file des Modernes dans la Querelle des Anciens et des Modernes, Charles Perrault est l’un des grands auteurs du XVIIe siècle. La lecture, le 27 janvier 1687, de son poème intitulé le Siècle de Louis le Grand, à la gloire du roi, déclenche une importante polémique littéraire avec Boileau. Perrault s’attache à montrer la supériorité des auteurs modernes sur les anciens.

Que l’on peut comparer, sans crainte d’être injuste, le siècle de Louis, au beau siècle d’Auguste.

Les Académiciens le soutiennent, Boileau s’indigne et Racine le tourne en ridicule. Perrault rassemble ses arguments dans Parallèle des Anciens et des Modernes (1688-1690-1691).

Sainte Beuve sans chercher midi à quatorze heures dit simplement « Il est bien certain que pour la matière de ses Contes Perrault a dû puiser dans un fonds de traditions populaires et qu’il n a fait que fixer par écrit ce que de temps immémorial toutes les mères grand’s ont raconté Si j’osais ajoute-t-il revenir à propos de ces Contes d enfants à la grosse Querelle des Anciens et des Modernes je dirais que Perrault a fourni là un argument contre lui-même car ce fonds d’imagination merveilleuse et enfantine appartient nécessairement à un âge ancien et très antérieur on n’inventerait plus aujourd’hui de ces choses si elles n’avaient été imaginées dès longtemps elles n auraient pas cours si elles n’avaient été accueillies et crues bien avant nous… Il y a donc un âge pour certaines fictions et certaines crédulités heureuses et si la science du genre humain s’accroît incessamment son imagination ne fleurit pas de même. »
Émile Auguste Étienne Martin Deschanel, Calmann Lévy, 1891 – 337 pages

Les trois Contes, en vers de Perrault: Grisélidis, Peau d’Âne et les Souhaits ridicules paraissent en 1694, sous le nom de son fils, Pierre Perrault d’Armancour, alors âgé de dix ans.

Il meurt à Paris, à l’âge de 75 ans, 16 mai 1703.

Célèbre pour ses Contes de ma mère l’Oye.  L’essentiel de son travail consiste en la collecte et la retranscription de contes issus de la tradition orale française. Il est l’un des formalisateurs du genre littéraire écrit du conte merveilleux.

Contes de Charles Perrault
Contes de Charles Perrault

Charles Perrault passe généralement pour avoir eu le premier l’idée de recueillir les contes, de les mettre en bon français, de les adapter au goût d’un public difficile et nullement naïf. C’est donc lui qui aurait créé, comme genre littéraire, le conte de fées.

Rien n’est plus faux. Cette erreur est, il est vrai, accréditée par toutes nos histoires de la littérature française, où la question tient d’ailleurs fort peu de place ; mais ce n’est pas moins une erreur, et assez grave, puisqu’elle frustre de la gloire qui lui revient légitimement une des femmes les plus ingénieuses et les plus spirituelles qui furent jamais, Marie-Catherine-Jumelle de Berneville, comtesse d’Aulnoy. Quand on écrira une véritable histoire de la littérature française, un ouvrage sérieux où l’exactitude ne sera pas sacrifiée aux considérations morales et pédagogiques, il faudra donner tout un chapitre à l’auteur des Illustres Fées. Mais que de recherches cela nécessitera ! Les éditions des contes de Mme d’Aulnoy sont innombrables ; il y en a peut-être des centaines, la plupart sans date. Distinguer entre toutes la première est fort difficile. Je pense qu’elle a dû être publiée entre 1682 et 1690 ; mais je ne l’ai pas vue et je ne puis en fixer la date exacte. Parmi ces contes que tous les enfants lisaient, quand on lisait encore des contes, les plus célèbres sont Fortunio, Babiole, la Bonne petite Souris, le Nain jaune, l’Oiseau bleu, la Biche au bois. Si on ne les lit plus guère, leurs titres, du moins, sont entrés dans la langue où ils ont la valeur de véritables locutions. Mais peut-être recommencera-t-on quelque jour à les aimer ; ils le méritent.
Remy de Gourmont, Promenades littéraires, pp. 248-257 de la 13e édition, 1922.

 

Ses contes

Le petit Chaperon rouge  Le petit Poucet

 

 






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