Bessie Wallis Warfield Simpson

Mrs. Wallis Simpson by M. Baynon Copeland
Mrs. Wallis Simpson by M. Baynon Copeland

 

Bessie Wallis Warfield Simpson

Wallis Simpson (auparavant Wallis Spencer, née Bessie Wallis Warfield ; 19 juin 18961 – 24 avril 1986), duchesse de Windsor, fut l’épouse américaine du prince Édouard, duc de Windsor, anciennement roi du Royaume-Uni et empereur des Indes sous le nom d’Édouard VIII.

King Edward VIII (1894-1972), later Duke of Windsor together with Mrs. Wallis Simpson (1896-1986)
King Edward VIII (1894-1972), later Duke of Windsor together with Mrs. Wallis Simpson (1896-1986), later Duchess of Windsor on the Dalmatian coast in August 1936. Four months later, Edward chose to abdicate the throne in order to marry Wallis

C’est pendant son deuxième mariage, dit-on, en 1934, qu’elle devint la maîtresse d’Édouard, prince de Galles. Deux ans plus tard celui-ci, devenu Édouard VIII, roi d’Angleterre et empereur des Indes, lui proposa le mariage.

Peu avant de mourir, le vieux roi George V avait fait la prophétie suivante à propos de son fils : « Quand je serai mort, il ne lui faudra pas plus d’un an pour se discréditer.  »

En 1930, alors qu’Albert, second fils de Georges V, était déjà marié et deux fois père de famille, Edouard restait célibataire, déjà âgé de 36 ans. A compter de cette date, il commença à fréquenter des femmes mariées, telles que Freda Dudley Ward (fille d’un magnat du textile) et Thelma Furness (originaire des Etats-Unis et mariée à un notable de Londres). C’est cette dernière qui lui présenta Wallis Simpson, une Américaine deux fois divorcée.

En 1936, une fois monarque, notre homme est pressé par le gouvernement de mettre un terme à sa relation avec Wallis, et ce d’autant plus qu’il est désormais le chef spirituel de l’Église anglicane, laquelle ne reconnaît pas le remariage d’une personne divorcée. Le roi propose à son Premier ministre une union morganatique – qui conférerait à son épouse un titre purement honorifique -, en vain.  Cette intention d’épouser une Américaine deux fois divorcée, dont les deux ex-maris vivaient encore et qui traînait une réputation d’intrigante, provoqua au Royaume-Uni et dans les dominions une crise constitutionnelle qui déboucha finalement sur l’abdication du roi en décembre 1936, laissant celui-ci libre de se marier avec celle qu’il appelait « la femme que j’aime ». Ce soir-là, toute l’Angleterre était à l’écoute de la BBC. Le roi devait faire ses adieux à son pays où il ne devait plus jamais revenir vivant. À l’heure annoncée, une voix chargée d’émotion se fit entendre du château de Windsor. « Me voici, après un long silence, capable de dire moi-même quelques mots. Ceci, je le dis de tout mon cœur. Tout le monde sait pourquoi je m’en vais, mais tout le monde doit savoir qu’en prenant ma résolution je n’ai pas oublié le pays que je me suis efforcé de servir pendant vingt-cinq ans comme prince et comme roi. Mais vous devez me croire lorsque je vous dis que j’ai jugé impossible de continuer à assumer ma lourde responsabilité et à accomplir comme je le voulais mon devoir de roi sans l’aide et le soutien de la femme que j’aime».

 

 

Le soir de son abdication, celui qui n’était plus le roi Édouard VIII et pas encore le duc de Windsor (le titre ne lui fut accordé qu’en mars 1937) quitta l’Angleterre pour l’Autriche, où il demeura jusqu’au début mai suivant.

David, le duc de Windsor, pensait revenir en Angleterre après un ou deux ans d’exil en France. George VI, son frère, n’était pas de cet avis : avec l’appui de sa mère, la reine Mary, et de sa femme, la reine Élisabeth, il le somma de ne pas revenir en Grande-Bretagne sans y être invité. Peut-être George VI désirait-il éloigner ce membre embarrassant de la famille apparemment favorable au régime nazi : les Windsor avaient fait une visite en Allemagne au cours de laquelle ils avaient rencontré sHitler en 1938. Le duc de Windsor (comme d’ailleurs le roi George VI) était apparenté à plusieurs familles princières allemandes et était proche de nombreux notables soutenant le nazisme. Un exil qui sera finalement permanent. Car celui qui est désormais duc de Windsor se révèle un piètre politique dont les sympathies nazies et celles de sa femme inquiéteront tellement la Couronne qu’ils seront surveillés par les services de sécurité britannique et américain. Pas étonnant quand on voit cette photo du couple tout sourire avec Hitler lors d’un séjour à Berchtesgaden juste avant la guerre.

Après son abdication, son frère Albert, devenu roi sous le nom de George VI, lui accorda le titre de duc de Windsor. Son mariage au château tourangeau de Candé, propriété de l’industriel franco-américain Charles Bedaux, affairiste sulfureux, pro-allemand, sans doute espion nazi, possédant une villa à Berchtesgaden, localité où se situait le Berghof, le « nid d’aigle » de Hitler. avec la femme de sa vie eut lieu le 3 juin. Les prénoms Édouard et Wallis et la date du mariage furent gravés sur une boiserie de la bibliothèque du chèque du château, où ils figurent encore de nos jours. L’acte de mariage est conservé à la mairie de Monts (Indre-et-Loire). Après ce mariage, auquel n’assista aucun membre de la famille royale, elle reçut officiellement le titre de duchesse de Windsor, mais sans le prédicat d’Altesse Royale.

 

L’historienne Betsy Prioleau soutient que « Wallis est tout là-haut au panthéon des femmes qui ont été jugées coupables pour les erreurs des hommes. De même que Marie-Antoinette a été accusée d’avoir causé la perte de l’aristocratie française, on a reproché à Wallis d’avoir mis fi n au règne de ce roi « .

 

De 1937 à 1940, le duc et la duchesse vécurent surtout en France. En mai 1940, avec l’avancée des troupes allemandes sur le sol français, le couple quitta son domicile parisien pour Biarritz d’abord, pour l’Espagne en juin puis à Lisbonne au Portugal. Elle faillit, avec son mari le duc de Windsor se faire kidnapper par une équipe de la SD nazie commandée par Walter Schellenberg. Après la guerre, le couple s’installa de nouveau en France.

Avant, pendant et après la Seconde Guerre mondiale, dans les sphères dirigeantes et dans le public, on a suspecté le duc et la duchesse de Windsor de sympathiser avec le nazisme, ce qui aurait incité le gouvernement britannique et le Premier ministre à encourager Édouard VIII à abdiquer. Le biographe officiel des Windsor, Philip Ziegler, réfute cette thèse, expliquant que la duchesse ne s’intéressait pas à la politique et que le duc, germanophile et anticommuniste, parent du tsar Nicolas II, avait noué des contacts avec Hitler parce qu’il voyait en lui un rempart contre le communisme. Il est probable que de nombreux éléments de preuve ont été détruits par différents services secrets pour protéger la famille royale britannique.

The Duke and Duchess of Windsor (formerly King Edward VIII and Mrs Wallis Simpson) shown with their beloved pug dogs.
The Duke and Duchess of Windsor (formerly King Edward VIII and Mrs Wallis Simpson) shown with their beloved pug dogs.

 

Dans les années 1950 et 1960, le couple vécut entre Europe et États-Unis, menant la vie oisive et mondaine que leur offrait leur célébrité. À partir de 1952, le couple habita une villa — désormais appelée Villa Windsor — au 4 route du Champ d’Entraînement, dans le bois de Boulogne à Paris. Après la mort de son mari dans sa villa parisienne, le 28 mai 1972, la duchesse vécut retirée et se montra rarement en public. Sa vie privée a été l’origine de bien des spéculations, et elle reste une figure controversée dans l’histoire britannique.

 

 

 

 

 

Wallis Simpson at the window of Buckingham Palace watching the Trooping the Colour on the 3rd June 1972
Wallis Simpson at the window of Buckingham Palace watching the Trooping the Colour on the 3rd June 1972

Wallis publie ses mémoires en 1956. Édouard publie « A King’s Story ». Le duc de Windsor décède en 1972. Son corps est inhumé en Angleterre. Wallis séjourne au Palais de Buckingham pendant les funérailles, puis retourne à Paris.

Elle mourut le 24 avril 1986 à Paris, seule et perdant la mémoire. Une fin bien sombre pour celle qui rêvait de lumière mais qui l’a payé cher. Elle avait fait don de la majeure partie de sa fortune à l’institut Pasteur, à la condition que ce legs ne puisse financer des recherches impliquant des animaux de laboratoire. L’institut employa ces fonds pour la construction d’une bibliothèque et d’un centre d’informatique scientifique.

 

 

 


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