Aromathérapie, l’essence de la santé

Introduction à l’aromathérapie.

Définition, historique et méthodes de travail.

L’aromathérapie (étym : latin  aroma , grec arwma  arôma  = arôme, aromate; grec therapeia  = soin, cure) est l’utilisation médicale des extraits aromatiques de plantes (essences et huiles essentielles). Cela la différencie de la phytothérapie qui fait usage de l’ensemble des éléments d’une plante.

Aromathérapie, Moyen-Âge
Aromathérapie, Moyen-Âge

Il y a 40.000 ans, les peuplades aborigènes implantées sur le continent australien ont dû apprendre à s’adapter aux très dures conditions de vie. Ainsi, ils utilisaient couramment les feuilles de Melaleuca alternifolia (le tea tree), dont l’huile essentielle est d’une importance majeure. Les trois grands berceaux géographiques de la civilisation aromatique, soit l’Indus, la Chine et le Bassin méditerranéen, nous ont légué des procédés et des connaissances dont la validité est toujours actuelle.

 

Ayurveda
Ayurveda

En Inde traditionnelle, les parfums étaient largement employés en médecine et les Rishis en recommandaient l’usage dans les sacrifices religieux, mais aussi pour traiter le corps et l’esprit. L’Inde est le pays d’origine du basilic, où il était sacré.

C’est la naissance du concept d’huile essentielle qui aboutit à la création et au développement de la distillation. On la doit à Ibn Sinna – Avicenne, père de la médecine antique.

 

 

René-Maurice Gattefossé
René-Maurice Gattefossé

Le terme aromathérapie a été utilisé pour la première fois par le chimiste René Maurice Gattefossé. Ce chercheur lyonnais poursuivit ses travaux et ses recherches pendant plusieurs décénnies. Une anecdote célèbre raconte qu’il se brûla gravement la main lors d’une explosion dans son laboratoire et qu’en la plongeant sur le champ dans un vase rempli d’huile essentielle de lavande, une guérison ultra-rapide, sans infection ni trace cicatricielle, s’ensuivit. En 1931, R.M. Gattefossé publie son ouvrage « Aromathérapie », dans lequel il décrit ses expériences et ses découvertes. Il fut le premier à montrer les relations structure/activités des composants aromatiques et à codifier les grandes propriétés des arômes naturels.

Dans une approche traditionnelle, branche de la phytothérapie, elle s’apparente à la naturopathie. Elle est alors classée parmi les médecines non-conventionnelles.

Dans une approche scientifique, elle résulte de la pharmacognosie (science appliquée traitant des matières premières et des substances à potentialité médicamenteuse d’origine biologique).

L’aromathérapie est l’utilisation des huiles essentielles à des fins thérapeutiques. C’est une “biochimio-thérapie” naturelle sophistiquée qui repose sur la relation existant entre les composants chimiques des huiles essentielles et les activités thérapeutiques qui en découlent.

Les huiles essentielles sont des substances odorantes issues de plantes. Ces substances odorantes, sous forme de liquide, sont volatiles. L’évaporation de ce liquide peut retourner à l’état d’odeur sans laisser de traces. Les huiles essentielles sont recueillies par différents procédés d’extraction. À l’état liquide, on rencontre diverses appellations telles que : essences végétales, huiles essentielles, huiles volatiles, essences aromatiques, esprits recteurs et arômes. Toutes ces dénominations décrivent le même produit.

Un ensemble de composants entre en jeu dans chaque huile essentielle, en proportions variées selon le type d’essence concerné :
Les terpènes,
Les cétones,
Les lactones,
Les esters,
Les phénols.

Aromathérapie lavande
Aromathérapie lavande

 

Bien qu’elles aient un toucher gras et huileux, les huiles essentielles ne sont pas des corps gras.

Les huiles essentielles, si l’on considère leur action thérapeutique, peuvent soigner les affections du corps humain sur 3 degrés différents : physiques, nerveux et émotionnels.

Bénéficiant d’une haute diffusibilité (composés volatils et lipophiles), les huiles essentielles peuvent être employées de quatre manières différentes, en fonction de leur nature, de leur dosage et de l’effet recherché.

  • La diffusion atmosphérique : C’est l’utilisation la plus facile, mais il faut utiliser uniquement un diffuseur adapté, soit qui permet une micro diffusion, ou un diffuseur dont la température de diffusion est située entre 35 et 60 °C maximum. Éviter le brûle-parfum dont la température obtenue peut être supérieure à 100 °C : cette température accélère l’oxydation et altère les propriétés des huiles essentielles[réf. souhaitée]. Il ne faut pas laisser le diffuseur atmosphérique actif en permanence : environ dix minutes par heure sont suffisantes. Mais il faut savoir que la diffusion peut être contre-indiquée pour les personnes souffrant d’allergies respiratoires (asthme)[réf. souhaitée].
  • L’inhalation : il suffit d’ajouter quelques gouttes d’huile essentielle à un bol d’eau chaude (non bouillante) et d’en respirer les vapeurs, une serviette sur la tête. Une inhalation sèche est aussi possible en déposant quelques gouttes sur un mouchoir propre que l’on respirera profondément.
  • La voie transcutanée (massages ou bains) : peu d’huiles peuvent être appliquées pures sur la peau. Certaines huiles essentielles étant particulièrement agressives, car très riches en phénols, il est indispensable de les diluer dans une huile végétale. Pour le bain, les huiles essentielles n’étant pas hydrosolubles, elles doivent être utilisées avec un dispersant spécifique (lait, œuf, alcool…).
  • La voie orale : si ce mode d’utilisation peut être le plus efficace, il est en revanche potentiellement dangereux car nombre d’huiles essentielles sont toxiques, notamment celles riches en cétones et en lactones. D’autres, riches en phénols sont hépatotoxiques et doivent être prises avec des huiles essentielles hépatoprotectrices et sur du court terme. C’est la voie la plus indiquée pour un « drainage hépatique ».